Ma Vie de (grand et parfait) Génie incompris de Stacey Matson

Arthur est en cinquième et depuis le décès de sa mère, il y a quelques mois, il s’est enfermé dans l’idée qu’il allait devenir, plus tard, un écrivain célèbre qui gagnerait beaucoup d’argent. Obsédé par ce projet, l’adolescent s’inscrit à un concours de nouvelles mais l’inspiration ne vient pas…
Les mois passent, l’échéance approche mais Arthur n’a toujours rien écrit. Ses proches pensent tous qu’il planche d’arrache-pied sur un projet énorme alors qu’en réalité le jeune garçon se débat pour trouver une solution au plus vite…

J’ai découvert la sortie de ce roman en consultant une masse critique Babelio. Aussitôt, le titre, la couverture et le synopsis de ce livre m’ont accrochée. Je me suis dit : « Tiens, voilà un roman jeunesse rigolo ! » et ni une ni deux, lorsque je l’ai aperçu sur l’étagère des nouveautés de la bibliothèque municipale, je me suis jetée dessus !
Si le livre démarre plutôt bien en tenant ses promesses, la suite se gâte… Arthur, le petit héros, reste dans son registre, cultivant son complexe de supériorité à l’excès, s’imaginant une vie qu’il n’aura jamais… Bien qu’autour de lui, ses camarades ainsi que ses professeurs essaient tous à leur manière de lui venir en aide, Arthur s’entête. Il est persuadé qu’il aura une aventure amoureuse avec Kennedy, sa partenaire d’écriture, et qu’il sera un écrivain célèbre ou, à défaut, un acteur célèbre, puisqu’il doit jouer Roméo dans le spectacle de l’école.
Durant les deux cents premières pages, il ne se passe pratiquement rien. Le lecteur assiste, impuissant, aux délires tantôt drôles, tantôt impertinents ou carrément lourds d’Arthur, qui tente de s’illustrer en classe de littérature, à la rédaction du journal du collège ainsi qu’aux répétitions de théâtre. Même si ses interventions sont touchantes et marquent sa profonde détresse, les obsessions d’Arthur finissent par agacer.
Pour pallier la monotonie du texte, l’auteure a choisi de multiplier les genres textuels en faisant cohabiter des lettres, des e-mails, des devoirs de classe ainsi que leurs consignes et leurs corrections, des pages du journal intime d’Arthur, des comptes-rendu de séances de soutien scolaire, des articles écrits pour le journal de l’école et des notes prises pour jouer le personnage de Roméo. Cet ensemble apporte une certaine dynamique qui aurait pu fonctionner s’il y avait eu davantage d’actions.
Les personnages sont soigneusement décrits par leur style littéraire, leur références, leurs arguments ou les conseils qu’ils prodiguent à Arthur. Chacun joue un rôle, qu’il s’agisse de la prof de français qui doucement mais sûrement va l’inciter à évoluer ou bien Kennedy qui va l’obliger à regarder ses erreurs en face ou Robbie, l’ennemi dont il va se rapprocher malgré lui en découvrant qu’ils partagent des problèmes communs…
Le récit se réveille sur la fin en nous apportant une conclusion optimiste car, malgré les apparences, Arthur a changé, il s’est finalement rendu-compte que ses rêves ou les promesses qu’il avait faites pouvaient évoluer pour mieux s’adapter à la réalité.

Au final, j’ai aimé le mélange de texte, le fait que chaque personnage se définisse par son style littéraire ; en revanche, je me suis profondément ennuyée… et je n’ai pas treize ans !
Ma Vie de Génie incompris est donc un roman intéressant d’un point de vue de l’analyse littéraire mais je doute qu’il trouve réellement son public parmi les adolescents d’aujourd’hui.

Au pays de l’Ailleurs de Tahereh Mafi

Que faire quand le monde qui vous entoure baigne dans la magie alors que vous en êtes totalement dépourvue ? Quelle peut-être votre vie quand vous êtes exempte de couleurs dans un monde qui en regorge ?
Malgré ce qu’elle peut dire, Alice souffre de sa différence, surtout depuis que son père a disparu, trois ans plus tôt. Isolée et rejetée, la petite fille rêve de jours meilleurs. Elle sait que bientôt sa vie va changer car il est temps pour elle de faire sa Présentation, de montrer au monde sa magie…
Alice a raison sur une chose. Sa vie va connaître un réel bouleversement, mais là où elle se trompe, c’est que son talent n’y sera pour rien. Oliver, son pire ennemi, en revanche si…

Lorsque j’ai entendu parler de la sortie de ce livre, je l’ai vécue comme un événement, attendant impatiemment le moment où je pourrais le tenir entre mes mains. J’avais encore le souvenir du style de l’auteure dans Ne me touche pas, de la force des personnages aussi. Alors je me suis jetée sur le Pays de l’Ailleurs en pensant revivre les mêmes émotions. L’espoir n’a pas duré longtemps, deux chapitres, et j’ai réalisé que ce livre ne correspondait en rien à ce que j’avais pu imaginer.

Dans Le Pays de l’Ailleurs, le lecteur suit Alice, une petite fille de douze ans, rejetée pour sa différence mais qui rêve d’être une héroïne. Son espoir est si grand qu’il la protège de tout, même de la réalité. Alice vit dans son propre monde, en plus de vivre à Ferenwood, le pays où tout provient de la magie. Elle s’est même persuadée que d’ici peu, grâce à son talent caché, elle pourra vivre une aventure aussi extraordinaire que palpitante. Et dans un sens, elle a raison. Pourtant, rien ne se passe comme prévu. Elle échoue à sa Présentation, subit encore les humiliations avant de finalement faire « confiance » à Oliver qui lui promet de retrouver son père. Commence alors pour la fillette toute une série d’épreuves destinées à accomplir la mission du jeune homme et au cours desquelles Alice apprendra à accepter qui elle est vraiment, sans peur et sans honte.

L’univers dépeint par l’auteure est riche, insolite, parfois déroutant. Il ressemble un peu au célèbre conte d’Alice aux Pays des Merveilles avec sa multitude de plateaux, tous plus différents les uns des autres sans lien apparent. Il cultive le mystère et le rêve et réussit à nous surprendre sur bien des points.
Le style, lui aussi, est particulier. L’histoire est racontée par un narrateur témoin omniscient qui fait du lecteur son confident ; les remarques en aparté sont nombreuses, tantôt drôles tantôt lourdes, elles jalonnent le texte pour le rendre plus personnel. Les dialogues ne manquent pas de pertinence et d’impertinence puisque tel est le caractère d’Alice.
La structure du récit est simple, linéaire, facile d’accès.
Et bien que le texte déborde de poésie et de fantaisie, je n’ai pourtant pas accroché. L’insolite m’a beaucoup perturbée dans un premier temps, puis c’est le caractère même de la petite Alice qui m’a un peu laissée de marbre. Son manque de logique et de cohérence y a sans doute joué pour beaucoup.
Le Pays de l’Ailleurs restera, pour moi, une expérience étrange aux multiples facettes. J’en ai apprécié certaines, d’autres pas du tout. Ce livre est une énigme que je n’ai pas encore résolue : ai-je aimé ou pas, telle est la question qui me taraude…
A vous maintenant de vous construire votre propre opinion.

Le monde des Ferals, Tome 1 de Jacob Grey

Abandonné par ses parents et recueilli par une bande de corbeaux, Crow vit en marge de la société depuis son plus jeune âge. Différent parce qu’il communique avec ses protecteurs, l’adolescent a fait son nid au sommet d’un vieil arbre isolé au milieu du grand parc de la ville de Blackstone dont il ne descend que pour manger et observer les humains. Un jour qu’il épie la jolie rousse qui habite la maison près de la prison, Crow surprend trois prisonniers venant de s’échapper s’en prendre à la jeune fille. Pour le jeune garçon, rester le témoin impuissant de cette scène est impossible alors, pour la première fois, il descend du toit qui l’abrite et intervient en lançant ses corbeaux à la rescousse. Durant la courte bataille qui oppose les jeunes gens aux malfrats, Crow remarque l’araignée stylisée tatouée sur le dos de l’un des hommes. Elle ressemble en tout point à celle qu’il a déjà vu dans ses cauchemars. Cette révélation marque le début d’une dangereuse initiation… Crow est un feral, un humain qui parle aux animaux, et à ce titre, il est précieux et convoité car lui seul peut ramener à la vie le Tisseur, ce feral maléfique que les malfrats veulent invoquer pour s’emparer du monde…

Avec ce premier livre appartenant à une série de trois tomes fantastiques, Jacob Grey signe une très belle entrée en matière en revisitant adroitement un thème récurrent dans la littérature de jeunesse, celui des animaux totem qui prêtent leurs pouvoirs à un groupe d’élus.
Dans un univers sombre s’apparentant un peu aux comics, le jeune héros, un garçon de treize ans prénommé Crow, mène une vie de marginal rejeté par la société. En colère contre ses parents qui n’ont pas hésité à se débarrasser de lui alors qu’il n’était qu’un jeune enfant, le garçon cultive sa solitude en partageant son quotidien avec trois corbeaux : Blême, l’étrange corbeau blanc et aveugle qui ne parle jamais, Glauque, le volatil ronchon, et Scritch, le juvénile intrépide. Du haut de leur arbre ou des toits des immeubles, les quatre amis observent le monde sans jamais s’en mêler, préférant leur relative sécurité au tumulte des humains jusqu’à cette nuit… Cette nuit où Lydia, la jolie rousse que Crow admire en secret, se fait attaquer par d’étranges prisonniers en train de s’échapper. C’est à ce moment que Crow décide de sortir de sa réserve et d’affronter son destin en même temps qu’il découvre ses origines ainsi que son passé.
Au cours du récit Crow va être amené à changer, à bouleverser son quotidien et ses habitudes pour venir en aide à cette jeune fille. La métamorphose opérera à différents niveaux, transformant l’humain en corbeau et le sans-abri en héros généreux, capable de se sacrifier pour autrui.
La plume de Jacob Grey adopte souvent un style minimaliste mais efficace où les phrases courtes, parfois sans verbe, donnent du rythme à cette narration.
Le texte ne comporte aucun temps mort. Les actions s’enchaînent tout en conservant la cohérence de l’histoire et l’attrait du lecteur. Chaque personnage, qu’il soit principal ou secondaire, est choisi pour apporter quelque chose au récit : émotion, mystère, initiation, opposition, réconfort et soutien. De plus, ceux d’entre eux qui ont une affinité particulière avec un animal possèdent des attributs physiques et psychologiques amusants qui rappellent bien évidemment leur animal totem. Le clin d’oeil m’a vraiment amusée car il est réellement bien mené.
Personnellement, j’ai adoré le personnage de Crow, cet adolescent blessé par la vie qui se reconstruit en accomplissant sa destinée ainsi que l’univers à la Bruce Wayne dans lequel baigne le roman, même si ces codes ont déjà été empruntés. J’ai trouvé que tout était très cohérent sans jamais donner une impression de déjà-vu.
J’ai donc hâte, tout comme mon fils, de retrouver ce héros dans la suite de ses aventures, de voir comment il va évoluer avec son nouveau statut et surtout quels seront les pouvoirs dont héritera Lydia lorsqu’elle deviendra à son tour une feral.
Le monde des ferals est donc un livre jeunesse fort sympathique qui plaira sans nul doute aux amoureux d’Urban Fantasy.

Maudite soit la Guerre de PEF

En 1917, Fulbert a onze ans lorsque son maître d’école lui demande de rédiger une lettre pour donner du courage à l’un des soldats du front. Le jeune garçon décide d’écrire à son père, parti se battre depuis si longtemps…
Après correction de sa production, Fulbert a une idée encore plus folle. Et s’il partait vers Soisson déposer sa lettre en main propre à son père ? Sans réfléchir plus que ça, le jeune garçon met son plan à exécution…

Un album jeunesse fort qui s’inspire de la statue d’un enfant figurant à côté du monument aux morts, le poing levé.
Un récit empli de courage, d’amour et de compassion où même l’ennemi ne peut que s’incliner…
Une leçon d’humanité à partager sans modération !

Mauve de Marie Desplechin

Au collège, rien ne va plus. Verte et Pome sont victimes de harcèlements. Injures, coups et rumeurs, les filles affrontent une vague d’hostilités sans précédent. Alors, lorsque Clorinda, la mère de Pome, subit elle aussi la rancœurs de ses voisins, Anastabotte et Ursule y voient aussitôt l’œuvre du Mal. Et tandis que les adultes s’organisent, les filles, elles, s’engagent sans réfléchir dans l’action…

Troisième volet des aventures de Verte, l’apprentie sorcière de Marie Desplechin, Mauve s’éloigne du style original, drôle et frétillant, pour aborder le thème de la différence à travers ce roman fantastique jeunesse.
Là, il est question de complot, de manipulation de masse et de pugilat contre les sorcières. Des thèmes, certes graves et difficiles, que l’auteure utilise avec courage et retenue, créant un récit de vie unique.
Comme à l’habitude, le récit est raconté à plusieurs voix : celle du grand-père, Ray, ancien policier qui, aujourd’hui, a bien du mal à se faire entendre et respecter ; celle d’Anastabotte, la grand-mère expérimentée en sorcellerie ; celle de Soufi, le meilleure ami voyant ; celle d’Ursule, la mère sorcière jusqu’au bout des ongles ; celle de Verte, l’apprentie ; et enfin celle de Pome, la meilleure amie sorcière. Chacun nous raconte un bout de l’histoire, à sa façon, en insistant sur ce qui le touche. Chapitres après chapitres, le récit prend forme tel un puzzle dont les pièces s’emboîtent pour former un tableau que l’on découvre au tout dernier moment.

Si l’histoire est émouvante, je l’ai cependant moins appréciée que les précédentes. Ce qui me plaisait dans Verte, c’était justement l’humour, le sarcasme, le paradoxe et l’ironie développés par les personnages, leurs différences de point de vue aussi par rapport à une situation ou à un fait. Avec Mauve, le combat contre les forces du Mal rassemble la famille. Tout le monde s’accorde sur ce qu’il faut faire même si la façon diffère. Il n’y a plus de dérision, de railleries. Il n’y a plus que le sujet grave sans rien pour le rendre plus léger, plus digérable.
Heureusement, la plume de Marie Desplechin garde toute sa grandeur pour nous tenir en alerte.
Une lecture quelque peu décevante pour moi qui suis une véritable adepte de l’humour et du second degré.

L’Île au secret, Les Royaumes de Feu Tome 4, de Tui T. Sutherland

Kidnappé par les Ailes de Nuit, Comète, l’un des cinq dragonnets de la prophétie, découvre l’île volcanique sur laquelle vit son clan. Ici, tout n’est que désolation et hostilité. Et quand Loracle daigne enfin s’occuper de lui, c’est pour le mettre en compétition avec les dragonnets de rechange. Si Comète avait un instant songé à se ranger à l’avis de son clan en incitant ses compagnons à choisir pour Reine Fièvre, la réalité le ramène vite à la raison : il doit rester fidèle à ses amis et découvrir ce que trament les Ailes de Nuit dans le secret de leur île …

Dans ce quatrième tome, Tui T. Sutherland emprunte la voix de Comète, l’intellectuel de la bande, pour nous raconter son histoire.
Balancé entre son clan et ses amis, le jeune dragon ne sait d’abord pas à qui confier sa loyauté. Mais en découvrant ses congénères, leur mode de vie ainsi que leur fonctionnement, le dragonnet se rend bien compte que seuls ses amis se préoccupent sincèrement de lui. Et lorsque Comète apprend ce que les siens font endurer aux Ailes de Pluie, il n’a plus qu’une seule envie : contacter Gloria pour la mettre au courant. Par chance, le jeune dragon trouve une pierre qui lui permettra de communiquer, en rêve, avec ses amis. Ce qu’il a à leur révéler, changera certainement le déroulement ainsi que la finalité de l’aventure.
Grâce à ce tome, Comète prend réellement conscience que sa valeur n’est pas négligeable, que son courage est bien plus grand qu’il ne le pensait et que son rôle ne se cantonne pas seulement à la lecture des parchemins ou à la connaissance des us et coutumes de chacun des clans.

Avec son style agréable et adapté aux jeunes lecteurs, l’auteure nous entraîne dans l’univers sombre d’un quatrième clan, celui des Ailes de Nuit. Ceux qui fomentent, expérimentent quitte à torturer ceux qui sont différents et manigancent afin de servir leurs propres intérêts au lieu de s’investir comme ils le font croire à tous dans la construction de la paix.
Si le scénario manque sévèrement de dynamisme et de rebondissements, la fin, quant à elle, vaut vraiment le détour.
Un roman en deçà des précédents dans l’originalité et l’action mais qui explique les dessous de l’histoire.
Pour les fans !

Urashima de Margaret Mayo

Un conte japonais classique maintes fois revisité qui met en scène un pauvre pêcheur, Urashima, secourant une tortue échouée sur la plage avant de découvrir qu’elle est en fait la fille du Roi Dragon, le souverain des mers. Fasciné, Urashima accepte de suivre la Princesse dans les profondeurs des eaux afin de visiter son palais. Là, il rencontre le Roi qui, devant son courage et sa générosité, lui propose d’épouser sa fille. La cérémonie est aussitôt célébrée mais Urashima, inquiet de ne pas avoir prévenu ses parents, réclame de remonter à la surface. Après quelques réticences, la Princesse accepte et lui donne trois boîtes qu’il ne doit ouvrir sous aucun prétexte. Urashima s’engage avant d’entamer son périple de retour.
A son arrivée, les choses ne sont pas exactement comme il les avait laissées …

Une belle histoire dramatique qui aborde les thèmes du mensonge par omission ainsi que celui des épreuves de confiance si cher à l’univers du conte.
Les émotions et sentiments, bien qu’implicites, sont facilement perceptibles par les jeunes lecteurs.
Les personnages, à la fois réels et fantastiques, participent à caractériser le conte.
Les illustrations, subtiles et délicates, nous entraînent dans un décors extraordinaire et délicieusement oriental.
Un album jeunesse à découvrir et à partager avec les enfants.

Sortie !!! Une Semaine, 7 Lundis …

Le nouveau livre jeunesse de Jessica Brody, sorti hier aux éditions Gallimard Jeunesse, vous promet une romance pleine d’humour :

Moi, Ellie Spark, j’ai survécu au pire lundi de tous les temps. Une journée HO-RRI-BLE, qui n’a été qu’une succession d’événements catastrophiques, du type :
1) recevoir au réveil un texto de son petit copain qui dit « Il faut qu’on parle » (formule qui est, soyons honnête, le signal universel d’un désastre imminent)
2) oublier son parapluie et se retrouver avec une tête de rat mouillé sur la photo de classe
3) avoir les lèvres qui gonflent en plein discours à cause d’une stupide allergie aux amandes
Alors, quand j’ai découvert, le lendemain, que j’avais une chance de tout recommencer, j’ai béni les dieux, sauté dans mes vêtements et je me suis précipitée au lycée, avec un seul but en tête : rattraper mes erreurs et reconquérir le coeur du garçon de mes rêves. Parce qu’on a parfois besoin d’une semaine entière de lundis pour comprendre ce que l’on veut vraiment !

Je l’inscris de toute urgence dans ma PAL alors à bientôt pour une nouvelle chronique 😉

Dragon de glace de George R.R. Martin

Adara, petite fille de l’hiver, est spéciale. Elle ne craint pas le froid, ne pleure et ne rit jamais. Ses proches l’acceptent telle qu’elle est ou presque … Ils savent qu’elle est différente mais ce qu’ils ne savent pas, c’est ce qu’elle fait de son temps libre, seule dans les champs glacés …
Un conte jeunesse qui nous entraîne sur les pas d’une petite fille que tout le monde pense sans coeur mais qui cultive secrètement des châteaux de glace et surtout une amitié indéfectible pour un dragon spécial lui aussi puisqu’il crache de la glace et est capable d’éteindre les brasiers de ses congénères les plus redoutables.
Et lorsque la guerre frappe à sa porte et menace d’anéantir sa ferme ainsi que sa famille, Adara n’hésite pas. Elle appelle son ami pour qu’ensemble ils repoussent l’ennemi.
Une histoire émouvante et forte illustrée formidablement par Luis Royo.
Une petite merveille de fantasy à découvrir au plus vite.

Ça déménage de Philippe Barbeau

Coup dur pour Adrien, tous ses copains ont déménagé. Seul, il s’ennuie et se met en tête de convaincre ses parents de faire comme tout le monde : déménager ! Enchaînant les bêtises, le petit garçon ne ménage pas sa peine jusqu’à ce que le miracle se produise ; ses parents sont convaincus, la famille va bel et bien déménager …

Petit roman pour jeunes lecteurs, Ça déménage est un livre humoristique qui reprend un grand classique : l’histoire de l’arroseur arrosé … tout en développant un sujet contemporain, celui de la solitude dans sa version enfantine.