Nightfall de Jake Halpern et Peter Kujawinski

Les habitants se préparent à abandonner leurs maisons, mais Marine, Kana et Liam ne croient pas aux légendes de leurs parents. Ils décident de rester dans le village. Alors que la Nuit les enveloppe, ils découvrent avec horreur qu’ils n’auraient vraiment pas dû…

 

Mon avis :

Nightfall est une fantasy young adult pleine de tensions qui dès les premières pages plonge le lecteur dans une ambiance sombre, enveloppée de mystères, qui ne s’arrête jamais.

Les auteurs y mettent en scène un monde original, une île abritant un village sur lequel La Nuit tombe pour les quatorze prochaines années. Les habitants qui, jusqu’alors, y vivaient tranquillement au gré du Jour qui les baignait depuis quatorze ans, sont contraints de quitter les lieux. Le climat froid, presque polaire, le manque de visibilité mais surtout, les règles auxquelles ils ont juré de se plier avant de s’installer sur ces terres, les y obligent. Pourtant, avant de prendre les bateaux qui les conduiront vers les régions désertiques, les villageois ont une dernière mission à accomplir : nettoyer, ranger et réaménager les maisons qui les ont accueillis…

Intrigués par ce rituel obéissant à des instructions aussi précises qu’étranges, Liam, Kana et Marine, trois jeunes villageois, s’interrogent… Que se passera-t-il à la tombée de La Nuit ? Le village sera-t-il investi par un autre peuple ?

La perte d’un collier, un malencontreux accident ainsi qu’une amitié indéfectible conduiront les trois adolescents à braver les interdits, à rester sur l’île malgré les promesses faites… Seuls dans un village plongé dans l’obscurité, nos trois héros découvriront, à leurs dépens, ce qui se cachait derrière les contes et légendes de leurs parents…

 

Ce qui m’a frappée tout au long du récit, c’est avant tout cette ambiance qui s’électrise à mesure que La Nuit tombe et que les préparatifs du départ avancent. La construction des chapitres, le choix des mots et des actions conduites tendent tous vers un seul et même objectif : faire naître le doute puis la terreur dans la tête des héros tout comme dans celle du lecteur qui se laisse happer par cette fuite désespérée mais inévitable qui propulse nos trois personnages vers une quête d’un ailleurs moins dangereux.

Qu’il s’agisse de Liam, Marine ou Kana, que le lecteur suit tour à tour au gré des nombreux rebondissements du récit, ils m’ont tous paru crédibles et attachants. Leur spécificité majeure est qu’ils endossent des rôles auxquels ils n’étaient pas forcément préparés… Liam, “l’homme fort” du groupe, physiquement diminué suite à un accident, va devenir rapidement le maillon faible à protéger tandis que Kana, aveugle de naissance, va peu à peu s’acclimater à ce nouvel environnement pour devenir l’élément moteur du récit. Quant à Marine, elle ne cessera de nous étonner par l’exploitation de ressources ancrées dans son histoire personnelle.

Si le récit nous projette de surprises en surprises, c’est grâce au style développé par les auteurs. Diaboliquement efficace, il sème le trouble et l’émotion au fur et à mesure des pages pour rendre cette histoire complètement addictive.

Nightfall est donc un coup de coeur pour moi qui saura séduire les amateurs de suspense et de frissons.

Les Vilains Contes n°1 – Collectif

Les vilains contes de L’ivre-Book se veulent un hommage à la littérature fantastique d’hier et d’aujourd’hui. Un vivier au sein duquel se côtoient les auteurs confirmés et ceux en voie d’éclosion, tous au service de ce genre qui nous a fait rêver ou cauchemarder depuis toujours.

Les plumes libèrent leurs histoires tantôt effrayantes tantôt grinçantes pour notre plus grand plaisir.

12 auteurs sont au sommaire de ce premier volume, autant de variantes sur notre littérature de prédilection.

Zombies, vampires ou encore psychopathes, ils vous attendent tous au creux de ces pages.

Mon avis :

En ouvrant ce livre, on pénètre immédiatement dans un autre monde, celui du fantasy / fantastique où zombies, vampires, succubes, sorcières et autres créatures terrifiantes se disputent la vedette…

Écrits par douze auteurs différents, les histoires et les univers se succèdent pour nous livrer une œuvre dont les fils conducteurs sont invariablement le mystère et la tension.

Qu’il s’agisse d’une réécriture du conte de La Belle au Bois dormant, d’une lettre adressée à un vampire, d’un compte-rendu de recherches médicales, d’un flot de pensées intérieures ou de purs récits façon road trip ou bien traditionnels, tous ces textes sont originaux et abordent des thèmes bien connus de la littérature fantastique en empruntant des chemins inusités…

Alors même si, parfois, certains textes manquent de relief ou de profondeur, que les styles varient du langage parlé aux phrases classiques en passant par des plumes modernes, laissez-vous surprendre par ce florilèges de personnages tous extrêmement bien bâtis ainsi que par l’intensité narrative afin de découvrir comment l’homme pourrait évoluer si une étrange pandémie venait à ravager l’ensemble de la planète, comment un agent du F.B.I. se laisse abuser par une enquête des plus étranges, comment un artiste en quête de gloire est prêt à tout, comment un jeune vampire maladroit et gaffeur émerge de sa solitude, comment un chevalier courageux sauve une princesse et un royaume d’une malédiction centenaire, comment un enfant devient un meurtrier psychopathe, comment une gardienne de cimetière gère son cheptel de morts, comment des fantômes peuvent vous accompagner sur une portion de route, comment une succube parvient à vous voler votre âme, comment une contamination peut changer votre vie en véritable cauchemar, comment un pacte diabolique peut se retourner contre son signataire et, enfin, comment un arbre maléfique peut assouvir sa soif de sang…

Personnellement, je suis totalement tombée sous le charme de la plume de Bénédicte Coudrière tout comme j’ai adoré plonger dans l’univers envoûtant de Henri Bé.

Alors comme moi, n’hésitez pas à tourner les pages de ce recueil de nouvelles pour découvrir de nouveaux talents.

Merci aux éditions L’ivre-Book pour ce beau moment de lecture.

La Cave de Natasha Preston

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris et Violette, soumises à la folie maniaque et meurtrière d’un homme : Trèfle.Dans une autre maison, dans une ville où il ne se passe jamais rien, Summer mène une vie parfaitement banale. Elle a des parents, un frère, des copines, un petit ami. Mais un soir, sa route croise celle de Trèfle, et Summer ne rentre pas chez elle. Elle se retrouve enfermée dans une cave en compagnie des autres filles et rebaptisée Lilas. Mais contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir.

 

Mon avis :

Avec La Cave, le lecteur pénètre immédiatement dans la vie et la tête de Summer, une adolescente de seize ans qui partage son temps entre ses copines, son petit ami, Lewis, et sa famille. Alors qu’elle s’apprête à rejoindre son groupe d’amies pour assister à un concert, la jeune fille se fait surprendre par un inconnu qui la kidnappe pour la jeter dans un sous-sol aménagé en appartement dans lequel vivent déjà trois autres détenues. D’abord affolée par ce qui lui arrive, Summer, rebaptisée Lilas par son agresseur, pense à se rebeller afin d’échapper à cet enfer qui se referme progressivement sur elle, mais Violette, l’une des trois autres prisonnières, la devance et se fait froidement assassinée par Trèfle, leur ravisseur. Summer comprend alors que seule, elle ne pourra rien faire… Elle a besoin d’Iris et de Rose et surtout d’un plan pour échapper au rôle que veut lui faire endosser Trèfle, celui de l’épouse parfaite. Mais comment convaincre ses deux co-détenues de l’aider quand elles ont pris le parti de coopérer pour se rendre l’existence plus facile ? Les jours passent, les semaines aussi… Summer ne cesse de chercher une issue à son calvaire tout en espérant de tout son coeur que quelqu’un, dehors, la trouve… Lewis, de son côté, ne désespère pas. Persuadé que sa petite amie est encore vivante, il se démène pour organiser au mieux les recherches, bien déterminé à ne jamais abandonner…

A travers ce roman bouleversant, l’auteure cherche à retracer le parcours douloureux de trois personnages qui nous racontent tour à tour leur perception de l’histoire. Avec Summer, le lecteur suit le cauchemar de la réclusion, l’enfer de la bataille vaine, l’identité de soi qui s’estompe au bénéfice de la survie… Grâce à Lewis, le lecteur entre dans l’enquête infructueuse, connaît le doute des retrouvailles, l’angoisse de la découverte de la vérité et l’obstination acharnée de la quête du savoir. Enfin, en pénétrant les pensées de Trèfle, le lecteur plonge dans le trouble mental obsessionnel qui s’exprime par le meurtre et la séquestration afin de satisfaire une certaine vision de la pureté suite à une série d’événements qui a marqué son enfance.

Chaque personnage est touchant par la profondeur des émotions qu’il dégage. Ces émotions sont d’ailleurs le fil conducteur de la tension narrative qui anime ce thriller psychologique incroyable qui nous fait basculer peu à peu dans l’horreur.

Les mots sont justes, le scénario impeccable. Mes seuls regrets en refermant ces pages sont :

– de ne pas savoir pourquoi Trèfle a choisi de s’éloigner de son schéma habituel en kidnappant une adolescente aimée et entourée au lieu de se cantonner aux SDF comme il avait l’habitude de le faire,

– de ne pas avoir suivi l’intégralité du parcours de Trèfle, de son enfance jusqu’à son premier passage à l’acte car cette partie de l’histoire, et en particulier sa relation avec sa mère, aurait permis de mieux cerner les causes de son trouble et de mieux comprendre son besoin de rétablir une certaine moralité.

La Cave est un presque coup de coeur pour moi car les émotions sont à chaque page et la tension créée par la structure du récit appelle vraiment à la lecture du prochain chapitre… Malgré quelques frustrations de lectrice exigeante, ce livre est une réelle réussite en terme de frissons. J’ai souffert et frémi au rythme des péripéties que doit endurer Summer. J’ai vibré quand Lewis se rapprochait de la vérité… J’étais tétanisée en marchant dans les pas de Trèfle…

Amateurs de thriller et d’émotions, ce livre est fait pour vous.

Déviants Tome 1 : Innocence de Cara Solak

Survie. Résistance. Liberté.

3 petits mots simples. Le combat de toute une vie.
La lutte commence ici…

Gabrielle, 20 ans, est une jeune fille secrète et solitaire. Mais depuis longtemps déjà, elle se sait différente, de ce genre de différence dont il ne vaut mieux pas parler. Alors elle vit avec et préfère se faire discrète en ces temps troublés.

Sa rencontre explosive avec Matthew, jeune professeur de psychologie aussi attirant qu’agaçant, voit toutes ses certitudes voler en éclats.

Parce qu’elle n’est pas seule. Ils ne sont pas seuls à être différents.
Pour le gouvernement, ils sont considérés comme des…Déviants.

Mais Gaby est-elle prête à entendre la vérité ?

 

Mon avis :

Le livre commence avec la voix de Gaby, sur les bancs de l’université, le jour de la rentrée, le premier jour de sa toute nouvelle vie à Clarks, petite bourgade tranquille de Californie.

Le lecteur comprend vite que la jeune femme n’est pas comme les autres, qu’elle a un pouvoir, celui de pénétrer la tête des gens qu’elle côtoie. Seule, isolée car recherchée par les autorités à cause de son don, Gaby va pourtant nouer des liens ambigus avec son professeur de psychologie, Matthew Baker, qui la fascine autant qu’il l’exaspère du fait de son arrogante assurance et de leur aptitude commune : lire les pensées. Et tels les deux pôles d’un aimant, les deux jeunes gens vont jouer à “Fuis-moi, je te suis. Suis-moi, je te fuis” jusqu’à ce que la situation se complique et que Julia, la meilleure amie de Gaby, soit sur le point de se faire arrêter pour avoir découvert, au hasard d’une enquête de police, une liste secrète… que le gouvernement protège.

Sans penser aux conséquences de leurs actes, Matthew et Gaby vont se lancer à la rescousse de la jeune femme et, par la même, plonger au coeur de la résistance qui s’organise afin de contrer l’arrestation systématique et sans fondement de ce qu’ils sont : des Déviants…

 

Si l’entrée dans cette histoire a été quelque peu compliquée pour moi, la suite n’a été que pure plaisir.

Le scénario, après quelques chapitres introductifs un peu longs, prend vraiment son envol pour ne plus jamais lâcher le suspense. L’histoire flirte sans cesse avec la trahison et le doute, l’incertitude et la manipulation. Le final est superbe et donne le ton pour une suite extrêmement intéressante…

 

Les deux personnages principaux sont tout en relief et campent des héros aussi sensibles que déterminés.

Dans le rôle de la novice, Gaby joue de curiosité et de force de caractère pour faire avancer le récit tout en préservant le mystère.

Matthew, lui, reste assez en retrait pendant une bonne moitié de l’aventure pour finalement nous dévoiler ses attentes ainsi que ses appréhensions. A ce moment du roman, les barrières tombent et la romance fait basculer le thriller vers des nuances plus subtiles du fait des sentiments qui se déploient.

Il faut ajouter aussi que ce livre possède une pléiade de seconds rôles indispensables. J’ai tout particulièrement aimé celui d’Evan, le confident qui deviendra également l’initiateur de Gaby dans le contrôle et le développement de ses pouvoirs. J’ai adoré aussi celui de Jake Sawyers, le père de Gaby, maillon essentiel au destin tragique…

 

Le style de l’auteure m’a un peu laissée perplexe au départ, puis je me suis habituée à cet enchaînement de phrases simples mais efficaces, à ces dialogues tranchés, pour ne finalement ressentir que l’énergie de la narration et la force des émotions.

 

Mon seul petit regret : que l’univers dystopique, mélange d’autoritarisme et de restrictions liées au développement durable, ne soit pas plus marqué car même s’il organise le quotidien de cette société, il aurait été souhaitable qu’il s’exprime de façon plus engagée, voire contraignante.

 

Ce premier tome de Déviants me donne clairement envie de connaître la suite de cette saga young adult qui oscille délicieusement entre dystopie et thriller tandis que la romance titille nos sens au fil des pages. L’histoire ainsi que son traitement m’a un peu fait penser à la série américaine Tomorrow People’s. Merci aux éditions Plumes du Web pour m’avoir fait connaître un deuxième coup de coeur.

A lire de toute urgence pour tous les frissons qu’il procure.

La Nuit des Fugitifs de Manon Fargetton

Trois ans après avoir découvert leurs extraordinaires pouvoirs, Izia et Morgane, dotées respectivement d’une vue perçante et d’une force de séduction, ont commencé une nouvelle vie, dans l’anonymat de leur identité secrète. E-Nathan, l’IA créée par leur ami assassiné par Pro-Eve – une organisation militant contre l’existence des mutants – les protège et les guide via son interface ou leurs téléphones.
Chacune évolue indépendamment mais le destin a décidé de les réunir à nouveau, lors d’un show télévisé présentant des mutants au public. Mais les filles ne sont pas seules, Samuel, le mutant à la santé de fer qui les a trahies pour rejoindre son père – le scientifique à l’origine du projet d’expérimentation génétique -, et Timothée, l’empathe, sont également présents. Le premier pour participer au show, le second pour servir une organisation secrète dont le but est de voler des informations qui doivent être révélées lors de l’émission.
Très vite, les forces en présence s’affrontent et le show est interrompu. Pris en otages, les quatre jeunes gens vont devoir mettre de côté leurs différents passés pour affronter l’ennemi et comprendre ce qui se passe vraiment.
Après le Suivant sur la Liste, Manon Fargetton nous propose La Nuits des Fugitifs, ce X-Men à la française extrêmement bien construit et à la prose efficace.
Dès le début, le ton est donné et le suspense nous emporte pour ne jamais nous lâcher.
L’histoire, racontée à cinq voix, développe le point de vue et les actions menées par chaque personnage, respectant ainsi la personnalité de tous et utilisant les capacités spécifiques des héros pour servir le récit.
Personnellement, dans ce second tome, j’ai particulièrement apprécié suivre Izia (alors que dans le premier tome, j’avais eu un vrai coup de coeur pour Timothée). Je l’ai trouvée drôle, pleine de bon sens et de maturité pour son âge. Car, ici, la jeune fille devient un leader naturel que l’on a plaisir à écouter.
Le bémol réside, pour moi, dans le choix des aptitudes mutantes des héros que j’ai trouvé peu original, sinon ce roman aurait pu être un coup de coeur tant il est bien mené.
Avec ce deuxième et dernier tome, l’auteure conclut brillamment sa saga, ce qui est tellement rare dans une série que je souhaite absolument le souligner.
La Nuit des Fugitifs est un thriller haletant, extrêmement bien ficelé, qui se lit vite et facilement pour un maximum de plaisir.

Les Élémentaires de Nadia Coste

Incapable de maîtriser son pouvoir lié au feu, Cassandra, unique héritière d’une  famille noble, s’enflamme à la moindre émotion forte. Espérer mener une vie normale est impossible ! Lorsque la jeune fille entend parler d’une cure miracle à l’autre bout du royaume, elle supplie donc ses parents de l’y envoyer. Mais voyager dans des conditions normales est impensable quand on risque de se transformer en véritable torche humaine à chaque instant : Cassandra devra traverser le pays en chariot, plongée dans un baquet d’eau, escortée par un aventurier débutant doté du pouvoir de l’eau. Hélas, le manque d’expérience de ce dernier pourrait laisser l’héritière sans défense face aux bandits de grand chemin et aux animaux élémentaires qui rôdent le long des routes du royaume…

 

Mon avis :

Avec Les Élémentaires, le lecteur est immergé dans un monde fantasy riche et captivant, obéissant à un système féodal où les grands seigneurs règnent en maître sur leur duché tandis qu’alentour les brigands et la faune sauvage se disputent les chemins.

Tous possèdent des pouvoirs liés aux quatre éléments mais une poignée d’entre eux, victimes de dérèglements hormonaux, ne parviennent pas à les maîtriser. Cassandra, jeune mage de feu, fait partie de ceux-là… Son handicap est tel qu’il l’oblige à passer la majeure partie de son temps dans l’eau d’une piscine pour ne pas déclencher d’incendie. Coupée du monde, de la vie et surtout des gens qui l’aiment, la jeune fille ne rêve que d’une chose : être choisie pour suivre une cure, seule véritable remède contre le mal qui la ronge et la prive de tout. Fille d’un Duc, Cassandra compte sur les relations et l’argent de son père afin d’exaucer son unique souhait…

Quand le miracle se produit et que sa candidature est enfin acceptée, l’adolescente pense être à l’aube d’un nouvel espoir… Les dangers qui parsèmeront son voyage, les complots qui rythmeront sa quête ainsi que l’inexpérience de ses gardes du corps entacheront son optimisme et feront de sa quête un véritable cauchemar…

 

Si le début du roman m’a convaincue en dressant le portrait d’une riche héritière que l’existence a malmené du fait de son handicap, la suite ne m’a pas emportée malgré un scénario riche en rebondissements.

La ritournelle des péripéties, le caractère un peu particulier de Cassandra qui oscille entre impulsivité, colère et égoïsme, le manque de tension narrative ont eu raison, à la longue, de mon détachement pour cette histoire.

Seul le style fluide de l’auteure, ponctué d’acronymes rigolos, a réussi à me garder entre ces pages.

 

Les Élémentaires sont donc une petite déception pour moi qui m’attendais à vivre une aventure young adult enlevée ou une romance pleine d’émotions…

L’originalité était pourtant au rendez-vous. Le thème du handicap lié à la magie aurait pu porter cette œuvre vers une dimension plus philosophique…

Je reste sur ma faim. 🙁