The Witch Hunter, Tome 1 de Virginia Boecker

A seize ans, Elizabeth Grey est l’une des meilleures chasseuses de sorciers du royaume d’Anglia. Avec son ami Caleb, dont elle est secrètement amoureuse, la jeune fille écume les lieux et fêtes magiques sans peur et sans remord, sans la moindre erreur aussi, jusqu’à ces derniers temps…
Ce soir, alors qu’elle rentre de mission, les gardes royaux l’arrêtent pour acte de sorcellerie. Dans ses poches, on trouve une poignée d’herbes interdites. Jetée en prison, l’adolescente attend avec inquiétude le jour de sa mort lorsque tout à coup, dans sa cellule, le grand sorcier Nicholas Perevil apparaît. Aussitôt, Elizabeth pense à le capturer pour laver son nom et son honneur afin de regagner son ancien statut, mais les forces lui manquent et Perevil l’aide à s’échapper…

Avec The Witch Hunter, la série fantastique young adult de Virginia Boecker démarre en fanfare.
Le scénario est riche et varié, alliant mystère, prophétie, romance et aventure.
Le décor fantasy moyenâgeux ainsi que l’ensemble des personnages sont aussi crédibles qu’envoûtants, merveilleusement bien travaillés.
Le lecteur suit ici la jeune Elizabeth Grey, une chasseuse de sorciers redoutable, qui évolue en pleine époque d’Inquisition et qui se voit, malgré elle, affublée d’une quête fantastique extraordinaire dans laquelle ses anciens ennemis deviennent des alliés et ses amis, des traîtres manipulateurs.
Dans ce marasme de sentiments contraires, l’adolescente devra construire sa propre vision du monde et décider par elle-même pour la toute première fois de ce qu’elle veut faire de sa vie.

Personnellement, j’ai adoré le style de l’auteure ainsi que son univers. J’ai trouvé la lecture de ce roman fluide, agréable et tellement facile. Alors ne soyez pas étonnés si je vous dis que The Withch Hunter marque le début d’une grande série mêlant magie et amour.

Un premier volet palpitant et bien construit qui plaira sans aucun doute à tous les amateurs de sorcellerie et de Moyen-Age.

Timide de Sarah Morant

Depuis la mort de sa mère et de son frère jumeau dans un tragique accident de voiture, Éléonore ne supporte plus le jugement des autres, leurs regards… La jeune fille s’est enfermée dans une bulle protectrice de timidité qui la met à l’abri, tout en l’isolant du monde.
Lorsque Jason avec son sourire arrogant et ses airs de mauvais garçon arrive au lycée, il se lance un nouveau défi : séduire Éléonore. Mais l’adolescente ne réagit pas comme il s’y attendait. Un jeu de séduction s’installe alors entre eux, très vite perturbé par le retour de Tyler, l’ex-meilleur ami d’Éléonore, lui aussi amoureux de la jeune fille…

Pourquoi avoir ouvert les pages de Timide ? Parce que la couverture me plaisait, qu’elle avait ce côté pétillant qui m’attire. Alors j’ai retourné le livre, lu le synopsis et ai décidé de l’adopter pour le commencer quelques jours à peine après l’avoir découvert.
Si les premiers chapitres correspondent à l’image que je m’en étais faite, la suite m’a cependant laissée très dubitative. En effet, le récit commence avec la rencontre de Jason et Éléonore et le jeu de séduction que met en place très rapidement le jeune homme. Dans chaque chapitre, chacun raconte sa version de l’histoire. Éléonore avec son « je » touchant, Jason avec son « il » un peu dérangeant et impersonnel. Mais l’histoire se tient, captive même avec ces personnages en apparence aux antipodes qui finalement se ressemblent plus qu’ils ne le pensent, chacun agissant pour se protéger du reste du monde en utilisant des moyens différents. Et puis il y a l’apparition de Tyler, l’ex-meilleur ami d’Éléonore, ce surdoué amoureux en secret, et le scénario dérape. Avec lui, on remonte le temps, par l’intermédiaire de flashes-back qui se mêlent peu habilement aux voix des personnages. Grâce à eux, certes, le lecteur en apprend davantage sur les héros ainsi que sur les raisons de leur comportement dans le présent mais leur intégration, pêle-mêle, pollue considérablement le récit principal. De même, l’intervention de ce troisième personnage, Tyler, qui parle lui aussi avec sa propre voix à la troisième personne du singulier et crée le triangle amoureux dans lequel se réfugie Éléonore manque totalement, à mes yeux, d’à propos.

Personnellement, j’aurai aimé que le scénario soit expurgé de toutes ces complications qui n’apportent pas grand chose à la trame de l’histoire. J’aurai également apprécié que les garçons, en particulier Jason, s’expriment à la première personne pour rendre le récit plus fort et palpitant. Enfin, j’aurai vraiment adoré que le livre s’oriente vers un duel de héros. Le roman aurait pris une dimension plus profonde et Éléonore, tout comme Jason, auraient pu nous raconter leur passé en faisant de brèves incursions dans leurs souvenirs respectifs lors de moments opportuns.
Du côté du style, j’ai été séduite, dans un premier temps, par la voix d’Éléonore. Je trouvais que le livre était bien écrit, bien argumenté, puis les tournures de phrase ainsi que les dialogues se sont peu à peu relâchés pour devenir beaucoup moins léchés, comme si l’auteure fatiguait et mon attention a commencé à s’éroder. L’autre bémol réside aussi dans l’emploi du « il » lorsque les garçons prennent la parole. Comme je l’ai déjà exprimé précédemment, cette formulation plus impersonnelle pénalise le roman.

Timide est donc une romance young adult qui avait un potentiel énorme mais qui, au final, pêche par l’organisation de sa structure et de ses choix narratifs. Dommage, car les personnages ainsi que l’intrigue initiale étaient plus que séduisantes.

La Sélection, Tome 5 : La Couronne de Kiera Cass

Tandis que la Reine se rétablit d’un infarctus, Eadlyn prend la régence du royaume malgré son impopularité. Écoutant les conseils de Marid Illéa, la Princesse réunit quelques membres représentatifs de ses sujets pour écouter leurs doléances mais l’entretien met Eadlyn en position de faiblesse et, très vite, Marid, qui ne fait même pas partie de La Sélection, est pressenti pour devenir Prince Consort. Eadlyn n’a désormais plus le choix, si elle veut se sortir de ce mauvais pas elle doit faire son choix… Et pour la première fois, la jeune fille laisse parler son coeur… avant que la raison ne la rattrape.

Avec ce cinquième tome de La Sélection, Kiera Cass met un terme à sa romance en ménageant le suspens. Bien que les héroïnes soient différentes, cet opus m’a un peu fait penser à L’Élue, dans sa structure, car tout comme ce dernier, La Couronne nous offre une Reine ballottée par son peuple, qui doit trouver une solution pour arrondir les angles et en même temps construire sa vie personnelle. Entre décisions politiques, voire stratégiques, et sentiments personnels, Eadlyn éprouve un certain mal à se positionner. Jusqu’au dernier moment, le lecteur ne sait pas qui de son coeur ou de sa tête, la jeune héroïne écoutera.
Alors que L’Héritière montrait une jeune femme sarcastique, froide et distante qui masquait une grande fragilité, La Couronne peint le portrait d’une jeune Reine plus sentimentale bien que décidée et ferme. Les autres personnages sont quant eux fidèles à eux-mêmes et restent un peu trop, à mon goût, en toile de fond.
Côté style, La Couronne retombe dans les travers des trois premiers volumes avec des dialogues forcés ou trop naïfs et des sentiments parfois superficiels.
Dans sa globalité, le roman tient la route même si j’attendais un final plus surprenant qui aurait mieux collé avec le caractère d’Eadlyn. Alors, pour conclure, j’ai trouvé l’histoire mignonne mais sans plus.
La sélection n’est donc pas la saga que j’espérais lire, par manque de corps et de profondeur, pourtant je ne peux pas dire non plus que je n’ai pas aimé. Je reste mitigée car les bonnes idées sont nombreuses, mais leur mise en œuvre manque, à mon sens, d’ambitions.

Le monde des Ferals, Tome 1 de Jacob Grey

Abandonné par ses parents et recueilli par une bande de corbeaux, Crow vit en marge de la société depuis son plus jeune âge. Différent parce qu’il communique avec ses protecteurs, l’adolescent a fait son nid au sommet d’un vieil arbre isolé au milieu du grand parc de la ville de Blackstone dont il ne descend que pour manger et observer les humains. Un jour qu’il épie la jolie rousse qui habite la maison près de la prison, Crow surprend trois prisonniers venant de s’échapper s’en prendre à la jeune fille. Pour le jeune garçon, rester le témoin impuissant de cette scène est impossible alors, pour la première fois, il descend du toit qui l’abrite et intervient en lançant ses corbeaux à la rescousse. Durant la courte bataille qui oppose les jeunes gens aux malfrats, Crow remarque l’araignée stylisée tatouée sur le dos de l’un des hommes. Elle ressemble en tout point à celle qu’il a déjà vu dans ses cauchemars. Cette révélation marque le début d’une dangereuse initiation… Crow est un feral, un humain qui parle aux animaux, et à ce titre, il est précieux et convoité car lui seul peut ramener à la vie le Tisseur, ce feral maléfique que les malfrats veulent invoquer pour s’emparer du monde…

Avec ce premier livre appartenant à une série de trois tomes fantastiques, Jacob Grey signe une très belle entrée en matière en revisitant adroitement un thème récurrent dans la littérature de jeunesse, celui des animaux totem qui prêtent leurs pouvoirs à un groupe d’élus.
Dans un univers sombre s’apparentant un peu aux comics, le jeune héros, un garçon de treize ans prénommé Crow, mène une vie de marginal rejeté par la société. En colère contre ses parents qui n’ont pas hésité à se débarrasser de lui alors qu’il n’était qu’un jeune enfant, le garçon cultive sa solitude en partageant son quotidien avec trois corbeaux : Blême, l’étrange corbeau blanc et aveugle qui ne parle jamais, Glauque, le volatil ronchon, et Scritch, le juvénile intrépide. Du haut de leur arbre ou des toits des immeubles, les quatre amis observent le monde sans jamais s’en mêler, préférant leur relative sécurité au tumulte des humains jusqu’à cette nuit… Cette nuit où Lydia, la jolie rousse que Crow admire en secret, se fait attaquer par d’étranges prisonniers en train de s’échapper. C’est à ce moment que Crow décide de sortir de sa réserve et d’affronter son destin en même temps qu’il découvre ses origines ainsi que son passé.
Au cours du récit Crow va être amené à changer, à bouleverser son quotidien et ses habitudes pour venir en aide à cette jeune fille. La métamorphose opérera à différents niveaux, transformant l’humain en corbeau et le sans-abri en héros généreux, capable de se sacrifier pour autrui.
La plume de Jacob Grey adopte souvent un style minimaliste mais efficace où les phrases courtes, parfois sans verbe, donnent du rythme à cette narration.
Le texte ne comporte aucun temps mort. Les actions s’enchaînent tout en conservant la cohérence de l’histoire et l’attrait du lecteur. Chaque personnage, qu’il soit principal ou secondaire, est choisi pour apporter quelque chose au récit : émotion, mystère, initiation, opposition, réconfort et soutien. De plus, ceux d’entre eux qui ont une affinité particulière avec un animal possèdent des attributs physiques et psychologiques amusants qui rappellent bien évidemment leur animal totem. Le clin d’oeil m’a vraiment amusée car il est réellement bien mené.
Personnellement, j’ai adoré le personnage de Crow, cet adolescent blessé par la vie qui se reconstruit en accomplissant sa destinée ainsi que l’univers à la Bruce Wayne dans lequel baigne le roman, même si ces codes ont déjà été empruntés. J’ai trouvé que tout était très cohérent sans jamais donner une impression de déjà-vu.
J’ai donc hâte, tout comme mon fils, de retrouver ce héros dans la suite de ses aventures, de voir comment il va évoluer avec son nouveau statut et surtout quels seront les pouvoirs dont héritera Lydia lorsqu’elle deviendra à son tour une feral.
Le monde des ferals est donc un livre jeunesse fort sympathique qui plaira sans nul doute aux amoureux d’Urban Fantasy.

Génération K, Tome 1, de Marine Carteron

Ils sont des génophores, des mutants à l’ADN naturellement modifié, mais aucun d’eux ne le sait. Ils pensent juste vivre avec un pouvoir qu’ils gardent secrètement enfoui au plus profond de leur être. Il y a George, le « viking », et son dragon qui décèle nos peurs les plus intimes, Kassandre, la rebelle, et son taureau argenté qui entend battre les coeurs et Mina, la discrète, qui peut nous arracher toutes les vérités que l’on planque. Ils mènent tous une existence plus ou moins ordinaire jusqu’à cette prise de sang ou cette recherche d’identité qui va les démasquer aux yeux de ceux qui les cherchent…
Traqués pour leur particularité, les trois jeunes gens n’ont d’autres choix que de s’unirent pour comprendre ce qui leur arrive. L’heure est venue de révéler le mythe qui someille…
Celui qui brisera ou sauvera l’humanité.
Attirée par la couverture énigmatique de ce roman, j’ai découvert au dos un synopsis intriguant qui m’a très vite convaincue d’ouvrir ce livre.
Génération K commence sur les chapeaux de roue avec ce prologue qui pose les bases du mythe ainsi que le début de la chasse à l’homme. L’histoire se poursuit ensuite, vingt ans plus tard, avec les voix de nos trois jeunes héros qui se débattent dans leurs vies ordinaires. On fait d’abord la connaissance de Kassandra, cette jeune fille insolente, gâtée par la vie mais révoltée qui cherche par tous les moyens à provoquer les adultes et en particulier ses parents qui n’ont d’autres alternatives que de l’envoyer en pension afin de la punir. Avec elle, le pouvoir s’exprime doucement, à travers les battements de coeur des gens qui l’entourent et qui rythment sa vie comme une mélodie sauvage. Puis vient le tour de Mina, meilleure amie de Kassandra, de prendre la parole. En quête de son identité, la jeune fille use de son pouvoir pour faire éclater la vérité avant de se lancer, seule, sur la piste de sa famille. Enfin, on rencontre George, cet orphelin qui a mal tourné et qui va miraculeusement sortir de prison grâce aux relations de son père biologique qui souhaite subitement faire sa connaissance.
Si, au début, la traque comme la maîtrise des pouvoirs démarrent doucement, la tension s’accélère crescendo pour ne jamais s’arrêter à mesure que les camps et le rôle de chacun se dessinent. Le style, allié à une structure de récit solide, donnent le ton à ce thriller fantastique étonnant.
L’univers de Génération K oscille constamment entre réalité et mythe, entre thèse scientifique et phénomènes surnaturels qui apportent beaucoup de cohérence et de véracité à cette histoire.
Chaque voix est travaillée en fonction de la personnalité qui s’exprime si bien que le lecteur partage tour à tour la vie des trois héros sans jamais être étourdi ou perturbé par ce bal merveilleusement orchestré.
L’originalité de ce roman réside essentiellement dans le traitement du sujet. Ni bit-lit, ni heroïc fantasy, Génération K flirte plutôt avec le thriller et le récit de vie cauchemardesque donnant au roman une dimension hyper réaliste et moderne.
Avec ce livre, Marine Carteron m’a littéralement séduite et j’ai vraiment hâte de retrouver ses héros dans le prochain opus afin de découvrir ce qui va maintenant se passer.
Génération K est un roman absolument convainquant, loin de tout romantisme, qui mérite vraiment toute votre attention.

La Sélection, Tome 4 : L’Héritière de Kiera Cass

Alors que les castes ont disparu depuis vingt ans, le royaume d’Illéa traverse une crise. Le peuple se révolte contre la monarchie. Afin de calmer les esprits, le Roi Maxon et son épouse décide d’organiser une nouvelle Sélection… Eadlyn, princesse héritière du trône, ne l’entend pas du tout de cette oreille. Autoritaire et indépendante, elle n’est pas prête à renoncer à sa liberté. Dans le secret de sa tête, la jeune fille se promet de faire de son mieux pour saboter ce projet. Mais lorsque le peuple approuve cette décision, Eadlyn n’a alors plus le choix. Elle doit jouer le jeu et faire semblant de tomber amoureuse… Ce qu’elle n’avait pas prévu c’est que cet événement allait bousculer ses certitudes comme sa vie.

Dès les premières lignes de ce quatrième tome de La Sélection, j’ai su que cet épisode me correspondait davantage que les précédents. Cette héroïne, la jeune héritière un peu pimbêche aux remarques sarcastiques et au tempérament de Reine, m’a complètement séduite par son tempérament.
Avec L’Héritière, Kiera Cass nous livre le récit d’une jeune fille qui a appris à diriger un pays mais jamais à ouvrir son coeur, qui pense que l’amour est une faiblesse et qui dresse des barrières entre elle et les autres à chaque fois que ses émotions veulent prendre le dessus. Pourtant, au fur et à mesure que l’histoire avance, Eadlyn s’aperçoit qu’elle s’y prend mal car ses actes sont tous mal interprétés. Son peuple la rejette et la Princesse commence à douter. Quelqu’un pourra-t-il un jour l’aimer ? Et tandis qu’elle s’était juré de finir cette Sélection seule, Eadlyn change, laissant la future Reine sommeiller pour que s’exprime la femme. Mais n’est-il pas trop tard… ?
Au second plan, on trouve des personnages intéressants comme celui de Kyle, l’ami d’enfance devenu invisible qui retrouve son statut particulier au cours de la sélection, ou celui d’Ahren, le frère jumeau complice et loyal qui n’hésite pas à dire ses quatre vérités à la Princesse, ou encore Erik, l’interprète d’un candidat étranger, ou… Vous l’aurez compris, les personnages masculins sont tous assez pertinents et touchants ou détestables selon leur rôle. Ce qui m’a un peu déroutée, cependant, c’est la place occupée par America car avec les années, la fougueuse jeune femme semble être devenue presque insipide et transparente, ce qui parait presque impossible vu ce qu’elle nous a fait vivre au cours des trois tomes précédents.

Question scénario, j’ai apprécié que tout tourne autour de la façon dont Eadlyn perçoit La Sélection et que cette vision évolue au cours du temps. J’ai également été touchée par les remises en question successives de la jeune Princesse.
En changeant le sexe de l’héritier du trône, l’auteure montre aussi dans ce roman la misogynie de la société d’Illéa puisqu’en calquant son attitude sur celle de son père, vingt ans plus tôt, Eadlyn s’attire les foudres de son peuple.
L’héritière est donc, pour moi, le plus réussi des volumes de La Sélection et c’est avec une certaine impatience que j’entame le cinquième et dernier opus de cette saga.

La Sélection, Histoires Secrètes : La Reine et la Préférée de Kiera Cass

Deux nouvelles qui mettent en scène des personnages qui s’étaient jusqu’alors peu exprimé : La reine Amberly ainsi que Marlee, la meilleure amie d’America.
La première parle donc d’une autre Sélection, celle de la Reine Amberly. Le lecteur y découvre une jeune femme fragile, une prétendante éperdument amoureuse et une future Princesse déterminée. Le Prince Clarkson, quant à lui, nous éclaire sur son choix en faisant toute la lumière sur les raisons qui l’ont conduit à choisir une jeune fille n’appartenant pas à son rang. Une histoire d’amour basée à la fois sur la raison et la passion pour ce conte de fée aux antipodes du romantisme et du sentimentalisme.
Quant à la seconde, elle nous narre l’histoire incroyable de Marlee, la candidate préférée du peuple d’Illéa, qui tombe amoureuse d’un autre que le Prince. Entre présent, dans les prisons du Palais, et flash-back, le lecteur découvre les dessous de l’histoire cachée mais aussi la vie dans les cuisines et enfin ce qu’il advient du couple après l’attaque des renégats qui a coûté la vie au couple royal. Un récit simple mais sincère qui complète le peu de choses qui nous avait été livré dans la saga.
En supplément, l’auteure nous explique les vies de Nathalie, Élise et Kriss après La Sélection. Un vrai plus qui manquait à la saga originelle.

Mille baisers pour un garçon de Tillie Cole

Au décès de sa grand-mère, Poppy hérite d’un bocal empli de mille cœurs roses. Au dos de chacun, elle doit consigner les baisers qui lui ont fait chavirer le cœur. Malgré ses huit ans, Poppy sait déjà avec qui elle a envie de partager cette aventure. Rune habite la maison d’en face et ils sont les meilleurs amis pour la vie depuis trois ans.
Pendant sept ans, le jeune couple va se prêter au jeu avec romantisme et passion, jusqu’au jour où Rune est contraint de retourner dans sa Norvège natale. Le cœur déchiré, nos deux amoureux vont se jurer fidélité ; aucun d’entre eux n’embrassera personne jusqu’au moment de leurs retrouvailles. Pourtant, au bout de deux mois de séparation, Poppy ne répond plus aux appels du garçon…
Lorsque le jeune homme revient, deux ans plus tard, Poppy est toujours là alors que s’est-il passé ?
Blessé et en colère, Rune va cependant chercher des explications. Ce qu’il va découvrir le brisera à jamais…

Avec une couverture et un titre pareils, le lecteur était certain d’ouvrir les pages d’une romance incroyable. Tillie Cole ne nous a pas menti ; ce livre est une tornade d’émotions qui vous tord le ventre dès la treizième page pour ne jamais s’arrêter.
Dans cette histoire, racontée à deux voix, on suit Poppy et Rune depuis leur rencontre, à cinq ans, jusqu’à leur mort.
Alors que Poppy est une jeune fille idéaliste et optimiste, généreuse et altruiste, qui cueille la vie tous les jours, Rune quant à lui incarne le rebelle en colère qui ne trouve de l’apaisement qu’aux côtés de son amoureuse. Lorsqu’ils se séparent, Rune retombe dans ses travers si bien qu’à son retour, Poppy ne le reconnaît plus. Il faudra beaucoup de temps et d’amour pour que le couple reforme cette belle unité qui les caractérisait autrefois. Un amour qui se manifestera au travers des attentions de l’un et de l’autre pour que chacun puisse vivre ses rêves malgré la terrible épreuve qui les attend. Car Poppy est malade, d’un cancer incurable. Et tandis qu’elle lutte quotidiennement contre la mort, c’est bien elle qui sauvera l’âme ainsi que la vie de Rune…
Mille Baisers pour un Garçon est un drame dont on connaît l’issue assez rapidement mais qui reste captivant par les petits gestes qu’accomplissent les héros l’un pour l’autre. Au fil des pages, le lecteur suit cet amour inconditionnel, intemporel et exclusif, le cœur battant. Ce livre est bouleversant car il pose de vraies questions comme : jusqu’où peut-on aller par amour, peut-on aimer sincèrement quelqu’un jusqu’à sa mort ou encore faut-il que notre amour soit en péril pour qu’on le vive totalement dans le plus pur dévouement ?
Autour d’un simple bocal, témoin muet mais principal de cette romance, l’auteure dessine une épopée romantique dont l’objectif est de conquérir l’éternité. Son style est simple, accessible et touchant bien que parfois répétitif mais c’est un effet destiné à accentuer l’attachement et la loyauté de nos héros.
Mille Baisers pour un Garçon est une histoire que je vous recommande de lire au plus vite si vous voulez vous aussi vivre une aventure sentimentale sans précédent.

La Sélection, Tome 3 : L’élue de Kiera Cass

Malgré ses faux-pas et les réticences du Roi, America appartient toujours à La Sélection. Elle et Maxon ont décidé de repartir à zéro en jouant carte sur table ou presque mais, dehors, la rébellion fait rage. Tandis que les Nordistes proposent une alliance au Prince et à sa protégée, les Sudistes font tout pour saboter La Sélection et terroriser la population. Grâce à ses prises de position enflammées, America parvient à fédérer le peuple autour d’elle. Désespéré, le Roi est prêt à tout pour évincer la jeune fille de son palais. L’amour du Prince suffira-t-il à protéger sa bien-aimée ?

Dans ce troisième tome, le suspens est à son comble. Maxon et America sont devenus proches, politiquement complices, mais côté coeur, America craint que le Prince ne soit pas aussi impliqué dans leur relation qu’il le lui avait promis… Maxon embrasse Krisse, fricote avec Céleste… Le coeur d’America se brise mais la jeune fille ne lâche pas prise, elle est désormais prête à se battre pour l’élu de son coeur comme pour défendre ses valeurs ainsi que son peuple.
Avec L’Élue, Kiera Cass signe un troisième tome addictif où romance et politique s’entremêlent pour donner naissance à une histoire bien construite.
Certes, certains passages manquent toujours de finesse, certains dialogues frisent la caricature mais l’histoire vous emporte dans un tourbillon d’événements prenants. Le duel entre America et le Roi y participe pour beaucoup. Le final est grandiose. L’héroïne se révèle, toujours plus forte et convaincante, le Prince renoue avec le romantisme des débuts…
Alors même si ce livre n’est pas parfait, il vous embarquera pour un agréable moment.

La Sélection, Histoires Secrètes : Le Prince et Le Garde de Kiera Cass

Deux nouvelles inédites, l’une où l’on entend le Prince dans les tout premiers instants de la Sélection, l’autre où la voix d’Aspen s’exprime.
Pour ce qui est du Prince, la surprise est énorme puisque l’on comprend qu’il n’a absolument pas participé à la sélection des candidates. Seul le Roi ainsi que ses conseillers semblent avoir fomenté un scénario de toute pièce. Alors, dans ces conditions, comment America a-t-elle réussi à obtenir sa place ? La question reste malheureusement toujours en suspens…
Les chapitres supplémentaires abordent une question cruciale : le pourquoi du choix de l’Élue et là encore, la réponse du Prince est originale, à son image.
J’ai vraiment aimé passé un moment en compagnie du Prince. Sa désinvolture, sa provocation, sa maturité me touche même s’il n’en a pas assez joué lors de l’histoire principale.
Un héros qui aurait dû avoir droit à la parole plus souvent dans les différents volumes pour donner un peu plus de peps à cette romance résolument trop féminine à mon goût.
Parlons maintenant du garde puisqu’Aspen nous raconte sa version de l’histoire à partir du bal d’Halloween. On partage avec lui ses tours de garde, sa frustration de n’avoir pas su garder America à ses côtés, les moments qu’il passe dans le bureau du Roi pendant lesquels le jeune homme découvre les manigances de ce dernier qu’elles soient politiques ou familiales, les instants qu’il vole à America et au cours desquels il dénigre le Prince aux yeux de la jeune fille tout en lui réaffirmant son amour, ses combats contre les renégats, ses moments de complicité avec les autres gardes ou les caméristes d’America. Un programme dense et chargé qui nous montre Aspen sous un jour nouveau, celui d’un jeune homme intègre et loyal, aussi courageux que raisonnable.
Le livre se poursuit en retraçant l’histoire des trois familles principales, celle d’America, d’Aspen ainsi que de Maxon. Ces explications permettent de mieux appréhender le présent par rapport au passé, de comprendre les engagements moraux et personnels des héros tout en mettant en relief leur parcours dans leur héritage familial.