Winter, Les Chroniques Lunaires Tome 4, de Maryssa Meyer

Tandis que Jacin, le garde royal et meilleur ami de Winter, se débat pour échapper à un procès pour trahison envers la Reine Levana, Cinder, quant à elle, s’apprête à libérer le Prince Kai, en espérant que leur petit subterfuge va fonctionner. Le plan est simple et audacieux : laisser Kai épouser Levana et s’introduire discrètement sur la Lune pour lever une armée rebelle… Mais entre stratagèmes et réalité, la jeune cyborg va vite s’apercevoir qu’il y a un monde et que sa rivale de toujours n’a pas dit son dernier mot…
Cinder et ses amis ne devront rien céder s’ils veulent s’emparer du trône, rétablir la justice sur la Lune et instaurer une nouvelle relation de confiance entre les terriens et les lunaires.

Dernier tome de la saga science fiction des Chroniques Lunaires, Winter est le conte revisité de Blanche-Neige version Marissa Meyer, où l’héroïne est une princesse par alliance en proie à de violentes et récurrentes hallucinations visuelles du fait de son refus d’utiliser ses pouvoirs lunaires, le chasseur un garde royal éperdument épris, la pomme une maladie très contagieuse et la sorcière une Reine à l’ambition démesurée.
Mais comme toujours dans cette série, le conte est sous-jacent, presque secondaire, car dans cette histoire, ce qui importe réellement, c’est le combat que livre Cinder pour destituer Levana de son trône et rétablir la paix au sein du système solaire. Et dans ce quatrième volet, le duel s’effectue sur la Lune où Cinder va chercher des appuis. Alors très vite, les sept nains se transforment en guerriers loups et l’armée se compose de civils complètement inexpérimentés mais sur-motivés à défendre leurs droits. Mais la plus importante des batailles s’effectuera dans un fabuleux face à face entre la méchante reine et la princesse disparue…
Je ne vous en dis pas plus afin de préserver le suspens du récit mais sachez qu’en ouvrant Winter, vous vous attaquez à une montagne d’actions, de bravoure et de romance dans un décors incroyable.
Le récit est un enchevêtrement, très bien pensé, de scènes qui illustrent à la fois ce qui se passe sur la Lune, sur Terre ou dans l’Espace, puis au palais et dans les quartiers extérieurs.
Les personnages défendent et interprètent le scénario avec brio. Chacun est à sa place, dans son rôle, sans qu’aucune mauvaise note vienne se glisser dans l’engrenage.
Le style est toujours aussi entraînant…
En bref, Winter est la conclusion très réussie d’une saga que j’ai adoré découvrir. Avec Marissa Meyer l’ennui n’est pas permis alors si vous n’avez pas encore osé franchir le seuil du premier tome, n’hésitez plus et plongez les yeux fermés dans un récit qui vous transportera au delà des contes, dans un univers unique et envoûtant, où les princesses reprennent leur destin et celui de leur royaume en main sans attendre que le prince charmant le fasse à leur place, où les inégalités quelles qu’elles soient sont combattues sans vergogne et où la bonté regagne ses lettres de noblesse sans affadir le récit.

L’Île au secret, Les Royaumes de Feu Tome 4, de Tui T. Sutherland

Kidnappé par les Ailes de Nuit, Comète, l’un des cinq dragonnets de la prophétie, découvre l’île volcanique sur laquelle vit son clan. Ici, tout n’est que désolation et hostilité. Et quand Loracle daigne enfin s’occuper de lui, c’est pour le mettre en compétition avec les dragonnets de rechange. Si Comète avait un instant songé à se ranger à l’avis de son clan en incitant ses compagnons à choisir pour Reine Fièvre, la réalité le ramène vite à la raison : il doit rester fidèle à ses amis et découvrir ce que trament les Ailes de Nuit dans le secret de leur île …

Dans ce quatrième tome, Tui T. Sutherland emprunte la voix de Comète, l’intellectuel de la bande, pour nous raconter son histoire.
Balancé entre son clan et ses amis, le jeune dragon ne sait d’abord pas à qui confier sa loyauté. Mais en découvrant ses congénères, leur mode de vie ainsi que leur fonctionnement, le dragonnet se rend bien compte que seuls ses amis se préoccupent sincèrement de lui. Et lorsque Comète apprend ce que les siens font endurer aux Ailes de Pluie, il n’a plus qu’une seule envie : contacter Gloria pour la mettre au courant. Par chance, le jeune dragon trouve une pierre qui lui permettra de communiquer, en rêve, avec ses amis. Ce qu’il a à leur révéler, changera certainement le déroulement ainsi que la finalité de l’aventure.
Grâce à ce tome, Comète prend réellement conscience que sa valeur n’est pas négligeable, que son courage est bien plus grand qu’il ne le pensait et que son rôle ne se cantonne pas seulement à la lecture des parchemins ou à la connaissance des us et coutumes de chacun des clans.

Avec son style agréable et adapté aux jeunes lecteurs, l’auteure nous entraîne dans l’univers sombre d’un quatrième clan, celui des Ailes de Nuit. Ceux qui fomentent, expérimentent quitte à torturer ceux qui sont différents et manigancent afin de servir leurs propres intérêts au lieu de s’investir comme ils le font croire à tous dans la construction de la paix.
Si le scénario manque sévèrement de dynamisme et de rebondissements, la fin, quant à elle, vaut vraiment le détour.
Un roman en deçà des précédents dans l’originalité et l’action mais qui explique les dessous de l’histoire.
Pour les fans !

Urashima de Margaret Mayo

Un conte japonais classique maintes fois revisité qui met en scène un pauvre pêcheur, Urashima, secourant une tortue échouée sur la plage avant de découvrir qu’elle est en fait la fille du Roi Dragon, le souverain des mers. Fasciné, Urashima accepte de suivre la Princesse dans les profondeurs des eaux afin de visiter son palais. Là, il rencontre le Roi qui, devant son courage et sa générosité, lui propose d’épouser sa fille. La cérémonie est aussitôt célébrée mais Urashima, inquiet de ne pas avoir prévenu ses parents, réclame de remonter à la surface. Après quelques réticences, la Princesse accepte et lui donne trois boîtes qu’il ne doit ouvrir sous aucun prétexte. Urashima s’engage avant d’entamer son périple de retour.
A son arrivée, les choses ne sont pas exactement comme il les avait laissées …

Une belle histoire dramatique qui aborde les thèmes du mensonge par omission ainsi que celui des épreuves de confiance si cher à l’univers du conte.
Les émotions et sentiments, bien qu’implicites, sont facilement perceptibles par les jeunes lecteurs.
Les personnages, à la fois réels et fantastiques, participent à caractériser le conte.
Les illustrations, subtiles et délicates, nous entraînent dans un décors extraordinaire et délicieusement oriental.
Un album jeunesse à découvrir et à partager avec les enfants.

Sortie septembre 2016 !!! Cell 7 de Kerry Drewery

Nouvelle #Dystopie #YoungAdult alléchante, Cell 7 de Kerry Drewery paraît aujourd’hui aux éditions Hachette. Je vous laisse découvrir le synopsis :

En Grande-Bretagne, le système judiciaire a été radicalement réformé. C’est un jury populaire qui décide de la peine capitale. Sept jours, sept étapes, sept cellules, plusieurs millions de téléspectateurs qui ont le pouvoir de vie et de mort sur les prisonniers. Martha, seize ans, est surprise par la police, un revolver à la main. Elle revendique le meurtre de l’homme gisant à ses pieds. Comme l’exige la loi, Martha est envoyée dans le couloir de la mort, cellule 1. Chaque jour, elle se rapproche de la cellule 7, l’ultime étape avant son jugement. Chaque jour, elle réitère sa culpabilité, y compris à son avocate, pourtant persuadée du contraire.

Le Caméléon d’Angela Behelle

Le TGV Lille-Paris, un échange de regards, une caresse du bout des doigts, une clé USB oubliée … Il n’en faut pas davantage à Mathias, jeune trentenaire issu de la grande bourgeoisie française, pour qu’il veuille par dessus tout entrer dans la vie d’Alexandra.
Usant de sa logique, de ses atouts physiques et de sa connaissance des femmes, le jeune homme parvient à devenir le colocataire de la belle journaliste mais entre mensonges et omissions, quelle va pouvoir être leur relation ? D’autant que Mathias n’est pas le seul à jouer double jeu …

Au premier regard, ce livre m’a appelé à lui. Couverture léchée, synopsis intriguant et me voici à l’assaut de ses plus de 500 pages.
Si le premier tiers du roman m’a un peu déçue par son inertie et sa lenteur, la suite s’est largement rattrapée.
Le Caméléon est une très belle romance contemporaine racontée par le séduisant Mathias, un trentenaire que la vie a gâté mais qui n’assume pas vraiment sa particule ni le luxe dans lequel il se vautre par facilité. En rencontrant Alex, Mat a une révélation : il passe à côté de l’essentiel, la vie, l’amour, être libre d’être qui il veut véritablement devenir. Cette prise de conscience agit comme un raz-de-marée et, brusquement, le jeune homme décide de se reprendre en main en quittant le confort douillet de son appartement et le cercle très fermé et sélecte de ses connaissances pour embrasser le quotidien d’une inconnue. Et alors qu’il s’immisce pas à pas dans cette nouvelle existence faite de moments et de plaisirs simples, le personnage d’Alex, quant à lui, s’enrobe de mystère et de questions. Pour Mat, ce n’est plus une heureuse rencontre mais un véritable défi qu’il met un point d’honneur à relever.
Grâce à sa plume légère et moderne, Angela Behelle nous entraîne au coeur des sentiments humains. Tristesse, amour, envie, joie, humour, colère, rancœur, … toute la palette nous est contée avec logique, intelligence et sincérité.
Tout sonne juste dans ce scénario facile et c’est ce qui rend le récit aussi addictif, ça et bien sur le personnage du beau Mathias qui oscille entre machisme, romantisme, dominance et sensibilité.
Ce conte des temps moderne m’a totalement convaincue alors n’hésitez plus et foncez le découvrir à votre tour.

Sortie !!! Une Semaine, 7 Lundis …

Le nouveau livre jeunesse de Jessica Brody, sorti hier aux éditions Gallimard Jeunesse, vous promet une romance pleine d’humour :

Moi, Ellie Spark, j’ai survécu au pire lundi de tous les temps. Une journée HO-RRI-BLE, qui n’a été qu’une succession d’événements catastrophiques, du type :
1) recevoir au réveil un texto de son petit copain qui dit « Il faut qu’on parle » (formule qui est, soyons honnête, le signal universel d’un désastre imminent)
2) oublier son parapluie et se retrouver avec une tête de rat mouillé sur la photo de classe
3) avoir les lèvres qui gonflent en plein discours à cause d’une stupide allergie aux amandes
Alors, quand j’ai découvert, le lendemain, que j’avais une chance de tout recommencer, j’ai béni les dieux, sauté dans mes vêtements et je me suis précipitée au lycée, avec un seul but en tête : rattraper mes erreurs et reconquérir le coeur du garçon de mes rêves. Parce qu’on a parfois besoin d’une semaine entière de lundis pour comprendre ce que l’on veut vraiment !

Je l’inscris de toute urgence dans ma PAL alors à bientôt pour une nouvelle chronique 😉

Sortie !!! The Shadow Hour

Deuxième tome de la saga Fantasy YoungAdult The Girl at Midnight, The Shadow Hour est sorti hier aux éditions PKJ. En voici le synopsis pour vous mettre l’eau à la bouche :

Tout dans la vie d’ Echo a changé en un éclair aveuglant quand elle a appris la vérité étonnante : elle est l’oiseau de feu, la créature de lumière qui est dit à apporter la paix.
L’oiseau de feu est venu dans le monde, mais il n’est pas venu seul. Chaque action a une réaction égale et opposée, et Echo peut sentir une grande et terrible obscurité croissante. Les forces cosmiques menacent de déchirer le monde.
Echo a déjà perdu sa maison, sa famille, et son petit ami. Maintenant, comme l’oiseau de feu, son chemin est rempli de dangers encore plus grands que ceux qu’elle a déjà vaincu.
Elle sait que le prince dragon ne tombera pas sans combattre.
Echo doit décider : elle peut exercer le pouvoir de sa vraie nature – ou va-t-elle se révéler trop forte pour elle, et brûler ce qui reste de son monde ?
Bienvenue à l’heure de l’ombre.

Les Yeux du Dragon de Stephen King

Dans le royaume de Delain, le roi Roland règne sans heurt ni gloire aux côté de sa femme, Sasha, et de ses deux fils, Peter et Thomas. Tout irait pour le mieux si, dans l’ombre, Flagg, le magicien et fidèle conseiller du roi n’oeuvrait pas pour ses propres desseins : faire de Delain une terre de chaos et de violences …
Entre meurtres, manipulations et complots, les jours heureux de Delain sont désormais comptés …

Avec Les Yeux du Dragon, Stephen KIng nous propose un conte presque traditionnel aux ingrédients pour le moins surprenants. Un coeur et une tête de dragon, des potions-poisons, des tours de magie, des serviettes de table, sans oublier une épée de roi et une maison de poupée, voilà les secrets de cette histoire …
Une histoire qui commence doucement, un peu trop, en posant le décor, les faits ainsi que les personnages par l’intermédiaire d’un narrateur spectateur omniscient qui tantôt dévoile et tantôt retient les informations pour mieux nous les conter.

Si le récit démarre lentement, il n’en reste pas moins attractif. Le lecteur apprend d’abord à connaître Roland puis Sasha et enfin les deux princes dans leur vie quotidienne. Pauvres victimes qui ne se doutent jamais que leur destin est toujours entre les mains de l’affreux et machiavélique Flagg … Bien que l’on ne sache que très peu de choses à son sujet, le magicien est pourtant partout dans le roman, à l’arrière plan. On ne sait pas non plus quels sont ses véritables objectifs sinon qu’il veut semer le trouble dans le royaume depuis plus de quatre cents ans, changeant de nom et de visage au gré du temps. Et, avec le roi Roland, il a espoir que ses plans soient enfin menés à bien. Alors il manigance, n’hésite pas à tuer, même des têtes couronnées, à les faire enfermer dans la plus haute des tours pour mieux asservir celui qui reste, poupée naïve et malléable qui joue le rôle pour lequel il a été sélectionné. Mais Flagg dans sa plus grande arrogance n’a pas correctement mesuré le courage et la créativité de l’ennemi car, à Delain, il est un prince qui est né roi avec un coeur de dragon, une détermination sans faille et surtout l’amour de ses fidèles amis et serviteurs.
Bien que ce livre ne soit pas le coup de coeur que j’attendais, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures de Peter car c’est lui le véritable héros, celui qui apporte le nerf de l’histoire et la tension narrative. J’ai en revanche été déçue par Flagg, j’aurais aimé en apprendre davantage sur ce personnages et ses véritables motivations.
Quant à l’ambiance qui règne à Delain, elle est tout simplement conforme à ce que l’on peut attendre d’un conte. Stephen King n’a donc pas innové pour nous proposer un décors incroyable ou une tension extraordinairement terrifiante, il a tout bonnement basé son récit sur les rapports de jalousie qui peuvent exister au sein d’une fratrie ainsi que sur la place de l’amour et de l’éducation d’une mère dans le développement d’un enfant.
Un conte à découvrir mais qui pêche par son manque de dynamisme initial.

Sortie !!!! 14 Septembre 2016 …

Une nouvelle Romance pour les éditions Hachette avec Sweet d’Emmy Laybourne dont voici le synopsis :

De nos jours, on parle moins de faim dans le monde que d’obésité. Voici enfin la solution à ce problème de société : un remède-miracle ! Solu, un amincissant qui vous fera voir la vie… en sucré ! Et pour promouvoir son lancement, une somptueuse croisière est organisée. Trop malade pour se nourrir comme tous les passagers et tester le Solu, Lauren les voit maigrir à une vitesse folle. Mais très vite, le Solu se révèle aussi posséder de puissants effets secondaires: dépendance, agressivité… Seuls Lauren et Tom, un reporter, semblent immunisés aux changements de plus en plus dramatiques qui s’opèrent sur le navire. Mais pourront-ils résister longtemps aux effets du Solu ?

Il suffit d’une Nuit Tome 1 de Frédérique Arnould

A 36 ans, Théa a l’impression d’être au bout de sa vie. Veuve depuis un an, maman d’un petit garçon de 6 ans, la jeune femme peine à remonter la pente. Alors lorsque le médecin lui annonce un cancer, Théa ne voit pas comment se sortir de cette impasse. Elle se mure dans la solitude et le silence, osant à peine s’ouvrir à sa meilleure amie, Ingrid. Et pourtant, c’est bien en partageant cette énième mauvaise nouvelle avec Ingrid que la vie de Théa va basculer. Amour, espoirs, doutes et secrets rythment désormais l’existence de la jeune femme. Elle vient de revoir Julien, le fils de sa meilleure amie …

C’est grâce à un Service Presse que j’ai eu l’honneur de découvrir Il suffit d’une Nuit Tome 1, la romance contemporaine dramatique, de Frédérique Arnould.
Dès les premières lignes, l’auteure donne le ton : la vie de Théa va mal et cela n’est pas prêt de s’arranger, jusqu’à ce qu’elle croise de nouveau le chemin de Julien, le fils de sa meilleure amie de 12 ans son cadet. Immédiatement entre eux, l’attirance est difficilement canalisable mais Théa résiste, tergiverse … Et si cet amour ne conduisait à rien ? Et si cet amour devenait une véritable histoire dont la fin brutale gâcherait la nature ? Alors Théa résiste. Un peu. Puis se laisse emporter par le flot d’émotions qui la submerge …
Dans ce récit, les sentiments sont forts, rapides car Théa veut profiter au maximum de la chance qui lui est donnée. La romance terrasse le drame avant que ce ne soit l’inverse. L’histoire traverse des hauts mais surtout des bas et le lecteur est emporté dans ce tourbillon de vie, d’envies, de joies et de tristesse.
Le style est agréable mais les dialogues manquent parfois de spontanéité.
Il suffit d’une Nuit est donc un mini-roman aux sujets de fond sensibles. Frédérique Arnould y explore la maladie, la dépression et le combat d’une femme à fleur de peau, peu gâtée par la vie et qui, pour une fois, va saisir la chance qui lui est offerte en s’abandonnant aux plaisirs de la chair et de l’amour sans penser aux lendemains ni aux quand-dira-t-on.
Un livre bouleversant et sincère, aux personnages bien cernés, à lire sans plus attendre.