Sirius de Stéphane Servant #PLIB2018

Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d’élever son petit frère, Kid. Réfugiés au coeur d’une forêt, ils se tiennent à l’écart des villes et de la folie des hommes… jusqu’au jour où le mystérieux passé d’Avril les jette brutalement sur la route. Pourchassés, il leur faut maintenant survivre dans cet univers livre au chaos et à la sauvagerie. Mais sur leur chemin, une rencontre va tout bouleverser : Sirius. Avec ce road trip post-apocalyptique, Stéphane Servant signe un grand roman d’aventure, brut et haletant.

Voici ma sixième lecture sur sept pour le PLIB. Dans cet article je vais vous raconter pourquoi je ne voterai pas pour ce titre malgré…

Bonjour les proseurs !

Pour ceux qui me suivent assidûment 😀 (la famille quoi !!! Et encore :-P), Je suis un des membres du jury pour le PLIB2018 (<- vous y trouverez tous les articles des membres) et Sirius fait parti des 7 finalistes. Cela a été une grande déception. J’ai lu quelques pré-sélectionnés qui, pour moi, aurait eu plus leur place, mais vote oblige…

Bon ! Nous ne sommes pas là pour parler de mes états d’âme mais bien d’un livre. Par où vais-je pouvoir commencer ? Je balance tout et vous faites le tri ?

J’aime beaucoup les livres post-apocalyptiques. Ouaip ! Ils permettent de faire table raz et de construire une nouvelle société, un nouveau monde, mais aussi nous (dé-)montrer les dérives de notre société.
Monsieur Servant fait très bien cela dans cet ouvrage, s’en est même édifiant, me rappelle à l’ordre alors que je fais plus ou moins attention.
Même si ce livre est plutôt young adult, en tant que vieux c.. qu’adulte cela fait réfléchir quant à nos comportements.
En somme, il y a quelques passages, très intéressants, philosophique, sans être lourds qui méritent d’être soulevés et pas seulement dans un livre.

L’autre plus de ce livre est le style de l’auteur. Même si je n’ai pas réussi a entré dans l’histoire (histoire de goût), il faut rendre à César ce qui est à César. La lecture est fluide, facile, aisée… Dans un style moderne. Ce n’est pas de l’écriture en langage parlé mais j’avais l’impression d’écouter une personne raconter un histoire. C’est plaisant.
Comme cela est décrit dans le résumé nous sommes dans un road-trip, ce qui donne un bon rythme avec des chapitres cours. Nous sommes toujours en mouvement, il se passe toujours quelque chose, le mieux/plus est que nous ne sommes pas/jamais étouffés. Tout comme la lecture, c’est fluide. Les événements arrivent naturellement en temps voulu.

Côté environnement physique, nous sommes partout et nulle part. L’auteur reste neutre mais nous ne sommes pas perdus, nous nous retrouvons aisément.

Puis il y a les personnages.
Tout d’abord Avril, une adolescente paumée en quête de rédemption. Elle fait ce que l’on attend d’elle, son job.
J’ai bien aimé le conteur. Le côté troubadour des temps modernes, dépositaire d’une mémoire et qui la restitue sans (presque aucune) contrepartie. Il aura un rôle important dans la stabilité émotionnelle d’Avril.
Il y a Darius. Par son côté complètement taré, fou, il est le garant de la décadence de cette société. Par son raisonnement, il nous montre ses dérives mais aussi celle des extrémistes (de tous bords).
Mais il y a surtout Kid. Il est la pierre angulaire de ce livre. il monte en puissance au fil des pages. C’est peut être le personnage que l’auteur a le plus travailler et qui m’a plu d’emblée. Peu être/certainement à cause de son côté sauvage.

Comme vous l’avez deviné, je n’ai pas aimé ce livre. Mais c’est un avis personnel.
Mais je le conseille fortement tout de même pour tous les fans de post-apocalyptique et/ou de dystopie et utopie.

Bonne lecture !

ISBN : 978-2812614330, #PLIB2018

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