Ari Mackenzie tome 3 « Le mystère Fulcanelli » de Henri Loevenbruck

« Un meurtre dans une vieille église de Séville.
Un assassinat dans une bibliothèque parisienne.
Un ancien manuscrit dérobé.
Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXème siècle: Fulcanelli!

Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme.
En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier. Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l’histoire de l’alchimie? »

 

Je sais, j’avais dit que je reviendrais avec du Gemmell… Nan mais en fait je crois que je vais arrêter les pronostics sur mes lectures, parce que je raconte toujours des conneries, donc bon maintenant ce sera la surprise à chaque fois !

Voilà que je vous balance le tome 3 des aventures de Ari, ce flic qui fait toujours face à des fanatiques un peu chelous portés sur l’ésotérisme et les mystères historiques à vous arracher une moitié de cerveau.

Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais le tome 2 m’avait un peu déçue, trop calqué sur le 1 donc pas beaucoup de surprises. Je craignais que le tome 3 suive le même chemin, qu’il soit dans la continuité d’une trame policière déjà essoufflée. Heureusement, c’est pas le cas ! L’intrigue se déroule 4 ans après l’histoire précédente, Ari est donc passé à autre chose… dans tous les sens du terme. Il n’est plus flic, n’a plus d’emploi, passe son temps dans un bar où il a ses habitudes à regarder le temps passer, n’a plus de contact avec Lola. En fait, il n’a plus de contact avec personne. Mais cet état me l’a rendu terriblement attachant ! Ça m’avait agacé dans Les Cathédrales du Vide parce qu’il passait son temps à se fustiger sans se sortir vraiment les doigts du c*l, mais là il m’a vachement fait rire ! Il est devenu incroyablement cynique mais a enfin arrêté de se foutre des baffes, et c’est un grand pas en avant !

Il semble tout prendre à la légère et avec un je-m’en-foutisme contagieux, pourtant, dès que l’un de ses amis de la police, un certain Cédric Radenac, le contacte afin d’obtenir son aide concernant la mort suspecte d’un bibliophile et la disparition d’un livre n’ayant soi-disant jamais existé écrit des mains d’un auteur mystérieux nommé Fulcanelli, il va s’investir à fond dans cette enquête avec un humour corrosif. Plusieurs fois j’ai éclaté de rire en le suivant dans cette aventure, et je me suis même payée le luxe d’un fou rire de bon matin, dans mon lit.

Je vous vois venir : oui, un gars comme ça dans une enquête policière, ça peut être chiant au bout d’un moment. Mais non, pas là. Parce que tout est contrebalancé grâce au personnage de Radenac, un jeune homme très sérieux qui m’a beaucoup plu, dont j’ai aimé les tâtonnements dans ce milieu qu’il connaît peu (sans compter que Ari ne lui rend pas les choses facile, et voir ces deux-là se tirer dans les pattes était un délice !)

Je n’oublie pas les anciens personnages, qui reviennent également dans cette aventure. Je parle bien sûr de Lola, la femme que Ari a toujours aimé. Elle est également très présente et son histoire m’a touchée ; sa présence amène dans l’histoire quelques moments de romance légère assez sympatoches.

Mais il y a des choses qui ont un peu coincées, aussi. Déjà, l’enquête en elle-même n’a rien de vraiment original dans la façon dont elle est menée et ressemble assez aux 2 précédentes également, quoiqu’avec quelques différences grâce au personnage de Radenac (et puis bon, ça tourne autour d’un carnet mystérieux, comme dans le tome 1) mais soit, cette fois ça ne m’a pas dérangée. Ce qui m’a un peu agacée en revanche, ce sont les nombreuses informations historiques, toutes les recherches extrêmement poussées qu’a fait l’auteur pour son intrigue. D’accord, qu’il se documente pour que ça se rapproche un max de la vérité, soit, mais qu’il en fasse des chapitres entiers qui coupent l’intrigue le plus souvent dans des moments mal choisis (en plein milieu d’une action par exemple), n’était pas la meilleure idée du monde. Il dresse parfois des listes de noms pour présenter des personnages historiques (car le but c’est de trouver l’identité de ce fameux Fulcanelli) et, j’ose le dire, j’ai sauté ces passages.

La fin, aussi, est un peu rapide. Le texte est alourdi par ces documents qui, finalement, ne servent pas le lecteur, et on se retrouve avec une fin que j’ai trouvé bâclée. J’ai pas compris comment Ari en était arrivé là, en fait.

Mais bon, toute l’intrigue se tient, l’action est sympa, l’humour génial, les personnages semblent avoir retrouvés une seconde jeunesse, alors sincèrement j’ai passé un bon moment de lecture. Ce tome clôt très bien la trilogie. Je suis un peu triste de quitter Ari maintenant.

Bonne journée à tout le monde, et à très bientôt !

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