La disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez

Synopsis :

« 1949  : JOSEF MENGELE arrive en Argentine.

Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l’angoisse, ne connaîtra plus de répit… jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979. Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant  ? »

 

Quelques mots sur l’auteur : 

« Olivier Guez est l’auteur, entre autres, de L’Impossible retour, une histoire des juifs en Allemagne depuis 1945 (Flammarion), Éloge de l’esquive (Grasset) et Les Révolutions de Jacques Koskas (Belfond).

Il a reçu en 2016 le prix allemand du meilleur scénario pour le film Fritz Bauer, un héros allemand ».

 

Mon avis : 

C’est sur le profil Twitter de la plateforme NetgalleyFrance à savoir @NetGalleyFrance, que j’ai vu passer « La disparition de Joseph Mengele ». Je ne manque jamais un titre qui concerne la Seconde Guerre Mondiale ou la déportation de tout peuple considéré comme « ennemi de l’Allemagne nazie ». Alors une nouvelle fois, merci à Netgalley et aux éditions JCLattés de m’avoir accordé la permission de lire ce titre de la Rentrée Littéraire en avant-première.

Ma maman est très calée en Histoire. Elle m’a informé du fait que le médecin SS avait choisi l’Amérique du Sud comme nouveau lieu d’expériences sordides avant même que j’ouvre cet e-book. Je savais donc sur quel continent mon esprit allait séjourner pendant la reconstitution écrite de sa fuite puis de sa traque par le Mossad. Le lecteur parcourt donc l’Argentine, le Brésil et le Paraguay en espérant sonder l’âme noire de celui que les déportés à Auschwitz, surnommaient l’ « Ange de la Mort ». J’insiste sur le fait qu’il était judicieux de la part de cet écrivain de faire un point sur l’histoire de ce continent afin que nous puissions intégrer les raisons de ces destinations plutôt que d’autres pour les criminels du IIIe Reich.

Dans cet ouvrage fort bien documenté, O. Guez reste neutre. Il retranscrit sans ambages, les propos et les agissements du tortionnaire. J’ai lu attentivement chacune des descriptions visant à faire parler cet homme abject qui, n’a jamais éprouvé aucun remord quant aux meurtres qu’il a orchestré. Certains passages dont celui-ci donnent des hauts-le-coeur mais ils nous aident à comprendre à quel point « la solution finale »  faisait partie de son quotidien : « Les chambres à gaz tournaient à plein régime ; Irene et Josef se baignaient dans la Sola. Les SS brûlaient des hommes, des femmes et des enfants vivants dans les fosses ; Irene et Josef ramassaient des myrtilles dont elle faisait des confitures. Les flammes jaillissaient des crématoires ; Irene suçait Josef et Josef prenait Irene. Plus de trois cent vingt mille juifs hongrois furent exterminés en moins de huit semaines ». Cette lecture aussi interessante soit-elle a été un calvaire car qu’on le veuille ou non, elle met à l’épreuve nos émotions. Comment ne pas ressentir de la colère lorsqu’on lit l’opulence dans laquelle vivaient ces vieux fanatiques à chacune de leur rencontres secrètes ? Comment ne pas être satisfaite quand on apprend que la santé de ce monstre décline et que celui qui était autrefois séduisant et sûr de lui, souffre de se voir devenir grabataire ? Est-ce mal de vouloir qu’il paye pour toutes les souffrances qu’il a infligé à des personnes innocentes ? Je vous laisse répondre à ses questions par vous-même.

La bibliographie qui fait suite à l’épilogue regorge de références sur lesquelles, je me pencherai tôt ou tard.

 

Date de sortie : 16 août 2017
Éditeur : Grasset 
240 pages
12,99€ / 18,50€
Sites internet : http://www.editions-jclattes.fr / https://www.netgalley.fr

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