Centaures, tomes 1 et 2 – Ryo Sumiyoshi

Mon avis : coup de 💕

Genre : fantasy, aventure
Public : ado, adulte
Statut de la série : en cours
Tomes parus en VF : 2
Tomes parus en VO : 2

Résumé éditeur

Plus téméraire qu’un cheval, plus fier qu’un homme, le centaure est un être divin, côtoyant les hommes depuis la nuit des temps. Mais en ces périodes de trouble, les humains les ont réduits à l’esclavage, afin de les utiliser comme “armes de guerre”. Pour sauver son fils, le fier et sauvage centaure Matsukaze se laisse capturer par les humains. Il y fait la rencontre de Kohibari, un jeune mâle de son espèce, apprivoisé par les hommes. Ensemble, ils tenteront une folle évasion pour reconquérir la liberté de leur peuple.

 

Si j’avais repéré les magnifiques couvertures de Centaures, pour une raison qui m’échappe encore je n’étais pas très tentée par ce titre. Les conseils de ma twitter list m’ont poussée à lui donner sa chance et je n’aurais qu’un mot pour ces personnes : MERCI !

En effet, Centaures est un gros coup de coeur pour moi. D’abord pour ses deux personnages principaux, tous les deux forts, magnifiques et parfaitement imparfaits à leur manière propre : Matsukaze est un guerrier puissant et colérique, pour qui la famille passe avant tout le reste ; de son côté, Kohibari a eu l’intelligence de s’adapter à ses oppresseurs pour survivre, il est naïf et maladroit, mais aussi très curieux et joyeux. Leur rencontre provoque une alchimie certaine, leur histoire est à la fois exaltante, drôle ou tendre par moment, glaçante à d’autres, et le développement de leur relation bouleversante.

J’ai également adoré le monde mis en place par Ryo Sumiyoshi : d’un côté la société humaine qui exploite la force des centaures ; de l’autre celle des centaures des montagnes et des plaines. À travers cet univers, la mangaka dénonce clairement l’esclavage et la guerre, nous dépeint des créatures mythologiques bien plus morales que les humains et bien plus respectueuses de leur environnement. Elle ne tombe toutefois pas dans le manichéisme : l’horreur et la beauté se trouve dans les deux camps, et elle démontre que la haine ne conduit qu’à plus de haine.

La quête de Matsukaze et Kohibari est celle de la liberté, et parfois elle ne s’obtient qu’au prix de sacrifices importants. Attention, ce titre ne laisse pas indemne, et les graphismes portent une puissance à la hauteur de ce combat épique. Ainsi, on referme le tome 2 – qui conclut l’arc actuel, mais pas la série – avec la sensation d’avoir chevauché des montagnes russes émotionnelles.

 

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